L’AUTRE OU LES FIGURES FÉMININES DE LA MORT

Dans L’Autre ou les figures féminines de la mort, spectacle pour un spectateur, intime et immersif, Ana Laura Nascimento propose un dialogue entre la mythologie, les contes traditionnels et les écrits de chercheuses internationales reconnues pour aborder les représentations des femmes dans la culture. L’Autre ou les figures féminines de la mort est composé de brèves scènes sous forme de théâtre de miniatures (Teatro lambe-lambe) qui durent entre 3 et 5 minutes et qui dépeignent un panorama de la construction d’archétypes féminins.



NEBULA

Dans sa nouvelle création à la fois écologique et apocalyptique, Vania Vaneau, souhaite creuser le rapport du corps avec son environnement naturel. La pièce commence là où finit le monde. Marée, tsunami, météorite, explosion, tremblement de terre, avalanche, feu, fonte des glaces. Que restera-t-il après l’apocalypse et quelles autres formes de vie surgiront ou se transformeront ? Vania Vaneau pose ici la question de ce qui reste de la civilisation, de la culture, après la fin du monde. Reviendrons-nous à un état sauvage ou fabriquerons-nous de nouveaux outils, des nouvelles machines ?

Ce nouveau travail performatif, qui se construit sur la scénographie très recherchée de la plasticienne Célia Gondol, où se mêlent matières organiques et technologiques, est – paradoxalement – une pièce de science-fiction préhistorique.



Rafael De Paula

Rafael de Paula, né au Brésil puis exilé aux Etats-Unis, vit aujourd’hui en France. Il base son travail sur l’exploration de terrains chorégraphiques encore peu abordés avec le mât chinois. Pour lui, la pratique du mât peut accéder au statut de langage artistique porteur de sens. Un geste, un toucher, un envol, une sensation d’apesanteur sont des éléments de vocabulaire de ce langage. C’est à travers le corps et le poésie du cirque qu’il veut déclencher chez le spectateur des émotions.

Cie du Chaos


La scène brésilienne dans tous ses états

En compagnie de plusieurs des artistes invité.e.s du Passages Transfestival, nous évoquerons les multiples dramaturgies et les diverses manières de travailler et de créer qui font la vitalité de la scène brésilienne, mais aussi les luttes qui l’agitent en cette période si particulière. Rencontre animée par Maria Clara Ferrer, Guillaume Pinçon, Christophe Triau et Ana Wegner, rédacteur.rice.s en chef du récent n°143 de la revue Alternatives théâtrales , consacré à la scène brésilienne contemporaine.


Maria Clara Ferrer est metteure-en-scène, dramaturge, traductrice et enseignante-chercheuse au sein du Département d’Arts de la scène de l’Universidade Federal de Sāo Joāo del-Rei à Minas Gerais (Brésil). Elle a également enseigné, entre 2008 et 2015, à l’Institut d’Études Théâtrales de l’Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3 et à l’ Université de Poitiers. Elle dirige actuellement le groupe Caixa Preta, menant des travaux de recherche-création autour de la relation entre le langage photographique et les pratiques scéniques contemporaines.

Guillaume Pinçon est maître de conférences en études théâtrales à l’UFR Arts de l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens. Il y dirige le Master Arts de la scène et du spectacle vivant et codirige avec Sally Bonn l’axe de recherche OGRE – Outils et Gestes de Recherches et d’Ecritures au sein du CRAE – Centre de Recherches en Arts et Esthétique.

Christophe Triau est professeur en études théâtrales à l’Université Paris Nanterre, directeur de l’équipe Théâtre de l’unité de recherche HAR (Histoire des arts et des représentations), et dramaturge. Ses recherches portent sur la scène contemporaine. Il est membre du comité de rédaction de la revue Alternatives théâtrales.

Ana Wegner est ATER en Arts du spectacle à l’Université de Poitiers. Elle dispense des séminaires intensifs à l’Universidade Federal do Estado do Rio de Janeiro (UNIRIO) et à l’Universidade Federal do Acre (UFAC) dans le cadre d’un projet (2020-2022) de l’agence CAPES – Coordenação de Aperfeiçoamento de Pessoal de Nível Superior . Elle codirige l’axe de recherche « Voix et technologies digitales » au sein du POP-LAB de l’UNIR


NOTRE FORÊT

Notre Forêt, est à la fois un solo chorégraphique, une performance circassienne et une installation plastique et sonore de et avec Justine Berthillot. L’artiste a travaillé avec les matières sonores et les témoignages recueillis en Amazonie brésilienne par le créateur sonore et réalisateur Félix Blume, afin de créer une expérience sensible et immersive que les spectateurs regardent équipés d’un casque. La parole est donnée à la forêt amazonienne, avec ses chants d’oiseaux, ses énigmatiques grognements d’animaux et surtout la légende brésilienne qu’on raconte à propos d’une gardienne intemporelle des bois, La Curupira. Pour Justine Berthillot, il s’agit de faire ressentir, grâce à l’écoute de la « musique » de la nature, un sentiment écologique, une attention toute particulière à la terre et à la forêt, essentielles à notre survie.



SAUDADES DO BRASIL

Mandoliniste et compositeur, Hamilton de Holanda est l’une des grandes figures de la scène brésilienne actuelle, entre jazz et samba. Il est l’invité de l’Orchestre national de Metz pour un concert qui s’annonce mémorable. Au cours d’une soirée divisée en trois temps, premièrement les “souvenirs nostalgiques” (Saudades) de Darius Milhaud pour le Brésil, deuxièmement, l’éloquence puissante et généreuse des Bachianas n°8 du géant de la musique brésilienne que fut Heitor Villa-Lobos, et enfin la Symphonie monumentale de Hamilton de Holanda, pièce musicale en cinq mouvements qui rend hommage à la ville de Brasilia, véritable synthèse du Brésil avec ses différents accents et cultures, à partir de thèmes inspirés de la vie et du développement de cette ville immense.



Hamilton de Holanda

Hamilton de Holanda, compositeur, improvisateur, chef d’orchestre et virtuose de la mandoline, transcende les genres. Ses racines musicales sont nourries par les jam-sessions dans les rues de la capitale brésilienne, Brasilia, et par le choro, genre musical et héritage culturel brésilien et cousin du jazz. Il a réinventé la bandolim (mandoline) brésilienne traditionnelle à 8 cordes en ajoutant une paire de cordes supplémentaires, ce qui lui donne une voix plus profonde et plus résonnante.

Saudades do Brasil - Orchestre national de Metz


La marge est elle le nouveau centre ?

Les différentes populations des favelas, des peuples autochtones, du Nord au Sud du Brésil, constituent en partie « la marge » au Brésil de laquelle découle un savoir, un imaginaire nourrissant la création littéraire. Ponctuée de lectures mises en musiques cette rencontre vous transportera aux confins de ce pays-continent.


Maria Clara Ferrer est metteure-en-scène, dramaturge, traductrice et enseignante-chercheuse au sein du Département d’Arts de la scène de l’Universidade Federal de Sāo Joāo del-Rei à Minas Gerais (Brésil). Elle a également enseigné, entre 2008 et 2015, à l’Institut d’Études Théâtrales de l’Université Sorbonne-Nouvelle Paris 3 et à l’ Université de Poitiers. Elle dirige actuellement le groupe Caixa Preta, menant des travaux de recherche-création autour de la relation entre le langage photographique et les pratiques scéniques contemporaines.

Guillaume Pinçon est maître de conférences en études théâtrales à l’UFR Arts de l’Université de Picardie Jules Verne à Amiens. Il y dirige le Master Arts de la scène et du spectacle vivant et codirige avec Sally Bonn l’axe de recherche OGRE – Outils et Gestes de Recherches et d’Ecritures au sein du CRAE – Centre de Recherches en Arts et Esthétique.

Christophe Triau est professeur en études théâtrales à l’Université Paris Nanterre, directeur de l’équipe Théâtre de l’unité de recherche HAR (Histoire des arts et des représentations), et dramaturge. Ses recherches portent sur la scène contemporaine. Il est membre du comité de rédaction de la revue Alternatives théâtrales .

Ana Wegner est ATER en Arts du spectacle à l’Université de Poitiers. Elle dispense des séminaires intensifs à l’Universidade Federal do Estado do Rio de Janeiro (UNIRIO) et à l’Universidade Federal do Acre (UFAC) dans le cadre d’un projet (2020-2022) de l’agence CAPES – Coordenação de Aperfeiçoamento de Pessoal de Nível Superior . Elle codirige l’axe de recherche « Voix et technologies digitales » au sein du POP-LAB de l’UNIRIO.


NOTRE FORÊT

Notre Forêt, est à la fois un solo chorégraphique, une performance circassienne et une installation plastique et sonore de et avec Justine Berthillot. L’artiste a travaillé avec les matières sonores et les témoignages recueillis en Amazonie brésilienne par le créateur sonore et réalisateur Félix Blume, afin de créer une expérience sensible et immersive que les spectateurs regardent équipés d’un casque. La parole est donnée à la forêt amazonienne, avec ses chants d’oiseaux, ses énigmatiques grognements d’animaux et surtout la légende brésilienne qu’on raconte à propos d’une gardienne intemporelle des bois, La Curupira. Pour Justine Berthillot, il s’agit de faire ressentir, grâce à l’écoute de la « musique » de la nature, un sentiment écologique, une attention toute particulière à la terre et à la forêt, essentielles à notre survie.



LAVAGEM

Dans Lavagem la nouvelle création chorégraphique d’Alice Ripoll et de la compagnie REC, réalité et fantaisie se mélangent dans un spectacle onirique et bigarré qui n’est pas sans rappeler un rêve apocalyptique.

À l’aide de seaux, d’eau et de savon, mais aussi grâce à des images poétiques d’exode, de traversées, de rituels, de renaissance et de résistance, cette performance explore les différentes significations du mot “Lavagem”, de l’acte de nettoyage au blanchiment d’argent et au lavage de cerveau. Expérience sensorielle et picturale, Lavagem bouleverse par des questions politiques de premier ordre, relatives au statut social et à la hiérarchie des humains en société.