THEATRE ET MARIONNETTES - Atelier découverte

Dans le cadre de la pièce Le Vide entre la tête et la queue. À partir de l’univers du spectacle Le vide entre la tête et la queue, création solo de Raquel Mützenberg dans le cadre des études à l’Esnam (décembre 2020). A partir de l’idée du vide dans le crocodile de Dostoïevski, le dehors et le dedans vont dialoguer avec la construction d’une marionnette qui chausse les doigts. Cette marionnette est composée des 5 doigts d’une main et dans la paume chaque enfant va dessiner une réponse à la question : s’il y a un espace vide je le rempli avec quel rêve ? Nous allons développer des scènes à partir des marionnettes crées avec la possibilité d’une sortie de stage ouverte au public.


Après s’être aventurée à peu près partout en Amérique du Sud avec un pêcheur de 10cm de hauteur qui racontait des légendes du fleuve Amazonas et avec une femme qui accouchait sa propre tête, Raquel Mützenberg devient Rakoo de Andrade pour dompter des crocodiles et ventriloquer des formes anthropophagiques en France. Son parcours commence au Brésil à partir de ses 14 ans avec des troupes et collectifs de théâtre de rue et marionnettes. 15 ans plus tard, Rakoo cherche toujours des aventures artistiques qui réinventent la rencontre entre différentes formes marionnettiques et le public.


O VENTO

O Vento, pièce dirigée par les chorégraphes brésiliens Morena Nascimento et Lucas Resende, fait se rapprocher la danse contemporaine et la musique produite au Brésil aujourd’hui, avec ses racines africaines. Morena Nascimento et Lucas Resende proposent aux danseurs du ballet de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole une chorégraphie polyrythmique qui met en avant la force du chœur, la liberté des corps en mouvement, et qui raconte le Brésil d’aujourd’hui, avec son contexte culturel et politique difficile mais ouvert à de nouvelles visions. O Vento, pièce pleine d’affection, de chaleur, d’audace, de tristesse, de douleur et de résistance, est le résultat d’un désir de voir le corps devenir musique.


O Vento, a piece directed by Brazilian choreographers Morena Nascimento and Lucas Resende, brings together contemporary dance and the music of today’s Brazil, with its African roots. Morena Nascimento and Lucas Resende have developed, with the dancers of the Metz Métropole Opera-Theatre ballet, a polyrhythmic choreography that highlights the strength of the choir, the freedom of bodies in movement, and that tells the story of Brazil today, with its difficult cultural and political context, but openness to new visions. O Vento, a piece full of affection, warmth, audacity, sadness, pain and resistance, is the result of a desire to see the body become music.

Morena Nascimento & Lucas Resende

Sem Palavras

SEM PALAVRAS

Sem Palavras (Sans mots), la nouvelle création de l’auteur-metteur en scène Marcio Abreu et de la companhia brasileira de teatro, est une pièce au dispositif provocateur et à la dramaturgie inédite qui met en scène un appartement vide dans lequel, durant une journée, ont lieu une suite de possibles rencontres des personnages en transition. Des corps en mouvement se confrontent, faisant naitre des impulsions de vie, des bribes d’histoires, des images de futur. Composé de scènes sans mots, mais aussi de scènes où se mêlent, dans une performance vibrante, paroles, corps, images, Sem Palavras est un spectacle à forte dimension politique et poétique qui parle de la coexistence des différences, dans l’art comme dans la vie, et des profondes mutations de notre époque.


Sem Palavras (Without Words), the new creation by author-director Marcio Abreu and the Companhia Brasileira de Teatro, is a play with a provocative device and an original dramaturgy: it stages an empty flat in which, during a day, a series of possible encounters between characters in transition takes place. Bodies in movement confront each other, giving rise to life impulses, snatches of stories, images of the future. Composed of scenes without words, but also scenes where words, bodies and images are mixed in a vibrant performance, Sem Palavras is a piece with a strong political and poetic dimension that speaks of the coexistence of differences, in art as in life, and of the profound mutations of our time.

Marcio Abreu

BONGA

Le concert du chanteur, auteur et compositeur Bonga, figure de proue de la musique angolaise post-coloniale, est l’un des moments phares de cette édition de Passages Transfestival. Il présente son dernier album, Recados de fora, où il revient sur sa jeunesse, son initiation à la musique, son amour pour le semba , ce symbole musical de l’identité nationale angolaise, qu’il lie à la samba brésilienne. Recados de fora est un album à la fois joyeux et politique, au message engagé, qui fait preuve d’une prise de conscience aigüe à l’égard de la colonisation portugaise en Afrique et au Brésil, thématisant le départ des anciens esclaves angolais vers le Brésil, au 19e siècle. Bonga chante l’âpreté du monde avec tendresse et empathie


The concert by singer, songwriter and composer Bonga, a leading figure in post-colonial Angolan music, is one of the highlights of this edition of Passages Transfestival. He presents his latest album, Recados de fora, in which he recalls his youth, his initiation to music, his love for semba, the musical symbol of Angolan national identity, which he links to Brazilian samba. Recados de fora is both a joyful and political album with a strong message, showing a sharp awareness of Portuguese colonisation in Africa and Brazil, thematising the departure of former Angolan slaves to Brazil in the 19th century. Bonga sings about the harshness of the world with tenderness and empathy


MARACATU - Atelier découverte

Le Maracatu est un rituel carnavalesque brésilien, ici ce sont les rythmes de percussions que vous serez amenés à découvrir en compagnie de l’artiste et musicien Doudou Henry Sissokho.



Billetterie bientôt disponible

RUE

Rue, création chorégraphique de Volmir Cordeiro qui se construit dans la relation entre le corps et le geste, est un solo qui explore les mystères de la rue, à travers la thématique de l’exclusion sociale et de la marginalisation. Dans un ensemble de courtes scènes, Volmir Cordeiro aborde un ensemble de thèmes en lien avec la rue, qu’ils soient politiquement brisants comme la dictature, la violence, ou plus plus généraux, comme le travail, la balade, les chiens, et les différents types de danses pratiquées à l’extérieur, comme la samba et la capoeira. Autant d’éléments convoqués par cette danse, où chacun peut reconnaître une rue vieille, récente, tragique ou oubliée dans son propre cheminement


Rue, a choreographic creation by Volmir Cordeiro that is built on the relationship between body and gesture, is a solo that explores the mysteries of the street, through the theme of social exclusion and marginalisation. In short scenes, Volmir Cordeiro tackles a series of themes related to the street, whether politically fraught, such as dictatorship and violence, or more general, such as work, walking, dogs, and the different types of dances practiced outdoors, such as samba and capoeira. All these elements are summoned by this dance, in which everyone can recognise an old, recent, tragic or forgotten street in their own journey.


Deixa Arder

DEIXA ARDER

Dans Deixa arder (Laisse brûler), Marcela Levi, Lucía Russo et Tamires Costa confrontent le public aux stéréotypes historiques et actuels du corps des danseurs noirs. En invoquant tour à tour les standards du burlesque, du stand up, du show off ou encore du music-hall, la danseuse Tamires Costa brise et se joue de ces codes en les incarnant de manière excessive. Devant le public, la scène devient une arène dans laquelle Tamires Costa se fait à la fois la gardienne et l’agent de la revendication de la puissance explosive du corps et du mouvement. Deixa arder, pièce virtuose, anarchique, qui fait preuve d’un engagement chorégraphique et politique fort, est une réponse critique à l’asservissement des personnes d’ascendance africaine au Brésil, à qui l’on demande encore souvent de ne pas être trop visibles en public.


In Deixa arder (Let it burn), Marcela Levi, Lucía Russo and Tamires Costa confront the audience with historical and current stereotypes of the black dancer’s body. Invoking in turn the standards of burlesque, stand-up, show-off and music hall, dancer Tamires Costa breaks and plays with these codes by embodying them in an excessive manner. In front of the audience, the stage becomes an arena in which Tamires Costa becomes both the guardian and the agent of the claim to the explosive power of the body and movement. Deixa arder, a virtuosic, anarchic piece with a strong choreographic and political commitment, is a critical response to the subjugation of people of African descent in Brazil, who are still often asked not to be too visible in public.

Marcela Levi et Lucia Russo

FEIJOADA

Dans cette pièce performative, Calixto Neto invite le public à témoigner de la préparation d’une feijoada, ce plat symbolique mais à l’origine controversée de la gastronomie brésilienne. Le temps de cuisson sera le temps de la soirée. Une roda de samba donne le rythme de la soirée, où s’alternent des chansons qui tissent un dialogue avec les étapes de préparation du plat et les interventions de textes, discussions politiques et danses des performeurs invités. La feijoada se prépare avec une équipe artistique transdisciplinaire composée d’une cheffe brésilienne, des artistes Yure Romão, Ana Laura Nascimento et de plein d’autres, rassemblés ici pour cette œuvre choré-gastronomique.

Dégustation de la feijoada à l’issue du spectacle avec l’équipe artistique. 


In this performance piece, Calixto Neto invites the audience to witness the preparation of a feijoada, the symbolic but originally controversial dish of Brazilian gastronomy. The cooking time will be the time of the evening. A “roda de samba” sets the pace of the evening, alternating songs that weave a dialogue with the stages of preparation of the dish and the interventions of texts, political discussions and dances of the invited performers. The feijoada is prepared with a transdisciplinary artistic team composed of a Brazilian chef, artists Yure Romão, Ana Laura Nascimento and many others, gathered here for this choreogastronomic work.

Calixto Neto

LE VIDE ENTRE LA TÊTE ET LA QUEUE

Le vide entre la tête et la queue est un spectacle marionnettique vif et mordant mis en scène et interprété par Rakoo de Andrade. C’est l’histoire d’un immense crocodile à l’intérieur duquel vit un homme. Habitué à être enfermé, l’étrange conjoncture devient si convenable que l’habitant dans le ventre de la bête ne veut plus sortir. La situation, décrite en 1864 dans la nouvelle Le Crocodile de Fiodor Dostoïevski, est rejouée cette fois-ci par une femme confinée dans les entrailles du reptile. Pendant que l’animal la digère, s’ensuit un dialogue entre le patriarcat, représenté par le reptile, et un manifeste féministe qui cherche le chemin vers une possible sortie. La trouvera-t-elle ? Avec violence, sauvagerie, suspens, et un humour assez piquant, le crocodile est dompté sans aucun risque pour le public.


Le vide entre la tête et la queue is a lively and scathing puppet show directed and performed by Rakoo de Andrade. It is the story of a huge crocodile inside which a man lives. Accustomed to being locked up, the strange situation becomes so convenient that the inhabitant in the belly of the beast no longer wants to come out. The situation, described in 1864 in Fyodor Dostoyevsky’s short story The Crocodile, is re-enacted this time by a woman confined in the reptile’s entrails. While the animal digests her, a dialogue ensues between the patriarchy, represented by the reptile, and a feminist manifesto that seeks a way out. Will she find it? With violence, savagery, suspense, and a rather pungent sense of humour, the crocodile is tamed without any risk to the audience.

Rakoo de Andrade

Lecture en plein air

L’équipe de l’Agora vient à la rencontre des publics afin de partager ses coups de cœur littéraires et cinématographiques autour du Brésil. L’occasion de découvrir les différentes actions menées par l’Agora et les bibliothèque de la ville de Metz ainsi que leur programmation de rentrée !