Le chef est chef, même en caleçon

« Je viens d’un pays imaginaire, la Réfugie. Ce n’est pas de la poésie. Il est marqué sur ma carte de séjour que je suis de nationalité Réfugié»

Dominique Bela est migrant. Cette identité subie lui colle à la peau, où qu’il soit. Alors au lieu de la rejeter, il a décidé de l’absorber et de l’ennoblir. Dominique est aussi bruxellois, camerounais, journaliste télé et comédien. Le verbe piquant, il embarque le spectateur dans son parcours, empreint de désenchantements et de conflits d’identité, celui qui l’a amené à en rire aujourd’hui, devant une salle de théâtre.

Le Chef est chef, même en caleçon est l’histoire d’un voyage. Comment « j’ai fait pour me retrouver à faire du théâtre ? » Dominique Bela fuit le Cameroun à cause de ses activités journalistiques. Des arrestations par la police, aux menaces de mort en passant par une condamnation ferme à la prison jusqu’à la scène. Le chef est chef nous raconte ce chemin.

Le texte questionne la liberté d’expression et les contradictions du vieux continent. Comment l’Europe, qui sert de modèle à beaucoup d’autres parties du monde, l’Europe qu’on enseigne dans les livres d’histoire, celle dont tout Africain de Yaoundé à Dakar, de Cape Town à Tombouctou rêve de fouler des pieds, cette Europe dont on dit qu’il suffit de se courber pour ramasser l’argent… peut-elle traiter des humains de cette façon ?



Congo Jazz Band

« Faire entendre ce tumulte, la grande rumeur de ces voix qui dessinent la géographie et l’histoire intimes du Congo »

Congo Jazz Band est une pièce qui s’ouvre par le retour d’un voyage mouvementé à Kinshasa d’une troupe de musiciens. À leur retour, les musiciens doivent raconter, à un de leur collègue qui n’avait pu être du voyage, leur séjour mais aussi l’histoire du Congo qu’ils viennent de découvrir. Tout en évoquant l’histoire tragique du pays depuis son acquisition par le roi des Belges jusqu’à l’assassinat de Lumumba, les musiciens font voyager en même temps dans la mémoire musicale du pays. Au Congo, la musique est aussi importante que le football au Brésil. Les chansons de Kabasele, auteur du mythique Cha Cha Cha l’indépendance, de Franco ou de Papa Wemba feront partie de ce voyage. Congo Jazz Band ne vise pas à être un cours d’histoire, au contraire, la pièce sera une traversée en musique, un conte contemporain, tragique et drôle aussi, qui permettra au public d’embarquer pour le Congo, et de découvrir sur place, c’est-à-dire, au théâtre, comment et pourquoi ce pays si béni par les dieux est tombé à ce point aux mains des diables.


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

  • RENCONTRE PROFESSIONNELLE : « De la région des Grands Lacs au Grand Est : enjeux et perspectives de la création théâtrale »
    Discussion « échange d’expériences » / VEN 02 JUILLET 14H30
    avec Abdon Fortuné Koumbha


Mini Ouenzé

Ayant grandi à Congo-Brazzaville, un pays secoué par la guerre, les textes de Alvie Bitemo chantés en lingala, lari, et parfois en français, sont irrémédiablement marqués par cette expérience de la violence humaine. Des mots portés par une musique de Benoist Esté Bouvot qui par un style plus pop rock aux nuances jazzy, emmène les chansons du folklore personnel d’Alvie sur un autre plan musical. La profondeur des textes, le timbre grave de la voix, et l’implication totale du duo porte le répertoire au-delà d’une musique simplement festive, tout en évitant les limitations d’une musique juste politique.



Rencontre Littéraire

Fiston Mwanza Mujila dialoguera, à l’occasion de son dernier roman La Danse du Vilain (Métaillé, 2020) avec Dominique Ranaivoson, spécialiste des littératures francophones du Sud à l’Université de Lorraine (Metz).
Fiston Mwanza Mujila, originaire de la République du Congo (ex-Zaïre), a écrit de la poésie, du théâtre et des nouvelles avant d’être remarqué par la critique française pour son roman Tram 83 (Métaillé, 2014). Inspiré par le chaos social de son pays, il offre des récits qui oscillent entre le comique et le drame, le réalisme et un loufoque cauchemardesque. Ce nouveau roman transporte le lecteur entre le Congo et l’Angola, du bar de Lubumbashi aux mines de diamant, en passant par la forêt et ses rebelles armés. Un texte tourbillonnant, comme la danse qui emporte les personnages. Fiston Mwanza Mujila vit actuellement en Autriche.
L’auteur proposera une mise en voix de ses textes.
La rencontre est organisée en partenariat avec la librairie Autour du Monde.


Né en République démocratique du Congo en 1981, Fiston Mwanza Mujila vit à Graz, en Autriche. Il est titulaire d’une licence en Lettres et Sciences humaines à l’Université de Lubumbashi. Il a écrit des recueils de poèmes, des nouvelles et des pièces de théâtre. Il a reçu de nombreux prix dont la médaille d’or de littérature aux vie Jeux de la Francophonie à Beyrouth. médaillé d’or en littérature aux Jeux de la francophonie, organisée au Liban en 2009. Trames 83 ou La danse du vilan, comptent parmi ses ouvrages les plus célèbres.

Après avoir enseigné la littérature et l’histoire, elle a soutenu en 2002 une thèse sur la littérature francophone à Madagascar qui a été publiée en 2003 aux éditions Karthala. Continuant ses recherches sur les acteurs de la vie politique et culturelle dans ce pays, elle a achevé un Petit dictionnaire historique à l’usage de tous les Malgaches. Ses recherches universitaires en France portent sur les conséquences de l’exil, des migrations et de la mondialisation sur les cultures et leur mode d’expression. Elle travaille sur les littératures francophones et leur manière de représenter l’Histoire, principalement à Madagascar et en Afrique sub-saharien.


Rencontre Partage

Carole Karemera directrice de l’Ishyo Arts Centre questionnera le parcours de l’écrivain et universitaire sénégalaise, Felwine Sarr. L’occasion d’évoquer le concept de « dévulnérabilisation » en lien avec le spectacle We Call It Love et de revenir sur le parcours de Felwine de ses début jusqu’à la sortie de son premier roman Ces lieux qui hantent mes rêves.


Économiste de renom, auteur d’un essai sur le futur 77 de l’Afrique qui fait date, cofondateur des Ateliers de la pensée à Dakar, co-auteur en 2018 d’un rapport sur la restitution du patrimoine africain au retentissement mondial, le Sénégalais Felwine Sarr est aussi poète, romancier, écrivain de théâtre et musicien. C’est à la figure lumineuse de l’artiste, parfois occultée par celle de l’intellectuel, que ce portrait est consacré. Chez Felwine Sarr, la quête spirituelle du poète précède l’engagement de l’intellectuel dans la vie publique. Il entre en littérature en 2009 avec un texte hybride, tout à la fois poème, essai introspectif et roman autobiographique: Dahij retrace un chemin, une tension, « une guerre intérieure pour sortir de moi-même » qui se poursuivent en 2012 avec les Méditations africaines.

En 2016, Afrotopia signe l’apparition d’un intellectuel-monde qui, avec optimisme, enjoint l’Afrique d’être à la hauteur de ses potentialités. Parallèlement, Sarr étoffe son œuvre poétique, reprend la composition musicale, explore les possibles du roman et du plateau. Résident à l’Institut d’Études avancées de Nantes en 2017–18, il revient dans notre ville pour le portrait que lui consacrent Le Grand T et le lieu unique. L’occasion de découvrir son théâtre (Traces), d’entendre sa poésie dite par les comédiens nantais Marie-Laure Crochant et Jérémy Colas, de l’écouter parler d’utopie avec la romancière Léonora Miano (Rouge impératrice) et de le voir interpréter ses chansons à la guitare avec son groupe. Où l’on découvrira que quoi qu’il touche, Sarr « plonge sa plume au plus profond de soi ».


Les enfants d'Amazi

« Pourquoi notre jeunesse ne se met- elle pas plus souvent en colère ? »
La Libre Belgique

Dans la région des Grands Lacs, la rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre : En une seule nuit noire et sombre, tous les lacs se sont vidés, les fleuves et les rivières ne coulent plus. Que s’est-il donc passé ? Pourquoi l’eau a-t-elle déserté la terre et les forêts ? Les arbres ne donnent plus de fruits, les champs plus de sorgho ni de blé… la moindre étincelle serait capable de tout détruire et de mettre en feu la terre entière. Comment rendre à ce pays la vie harmonieuse qu’il connaissait auparavant ? Ensemble, c’est ce que nous allons tenter de découvrir…

Ce spectacle tout public à partir de 6 ans, est le fruit du projet SMALL CITIZENS, une aventure de deux années d’échanges culturels et de renforcement des capacités, auprès d’une vingtaine d’artistes, dans les domaines de la scénographie, l’écriture, la mise en scène, le jeu et la production.

Les artistes qui ont participé à l’aventure sont issus du Burundi, République Démocratique du Congo, Rwanda, Kenya et ont été encadrés par une équipe provenant de la scène conventionnée Les Bambous, du Théâtre du Papyrus, de Full-Fun et d’Ishyo Arts Centre.



Lecture Musicale

L’auteur Jocelyn Danga nous invite à découvrir sa pièce intitulée Le Large, une lecture musicale, un dialogue entre un jeune homme et La Mer. Juste et tendre, la pièce questionne le rapport entre l’Humain, la Mer et l’Afrique, trio ancestral qui raconte beaucoup de nous. Lecture de Jocelyn DANGA et Moïse DIKANDO, musique et chant signés Naomi DIKANDO et Seke Seke 36.


Jocelyn Danga est un écrivain congolais né à Kinshasa en 1993. Il chérit la littérature dès le bas âge. Une littérature qu’il rencontre au travers de la poésie, avant d’embrasser l’écriture théâtrale. En 2011 il est lauréat provincial, Province Orientale (sous l’ancienne subdivision de la République démocratique du Congo), du concours national de poésie organisé par la fondation Mzee Laurent Désiré Kabila. De 2016 à 2018 il apparait à plusieurs concours et projets de littérature, aussi bien au niveau national qu’international et en 2019 il publie chez L’Harmattan sa toute première pièce de théâtre, « Le large ». Il est actuellement installé à Metz en France où il poursuit ses études en Sciences humaines et sociales, Information-communication à l’Université de Lorraine.

Comédien et danseur originaire de la République Démocratique du Congo. Il fait ses débuts en 2007 à l’espace « Bejarts » (bons, éloquents et jeunes artistes), une association d’éducation civique par le théâtre, la danse et le cinéma basée en plein cœur de Kinshasa. Installé à Metz en France depuis 2010, il évolue tour à tour avec les « Studiolo » et la compagnie « des masques, des voix ». Il joue aussi bien dans des spectacles de dance qu’au théâtre ou au cinéma. A la recherche de nouvelles opportunités, il a créé en 2019 l’association « Okapi Création » pour créer et mettre en scène des spectacles connectés à sa réalité.

Naomi DIKANDO dite BINAO, est une chanteuse chorale qui accompagne Seke Seke 36, chauteur professionnel qui travaille principalement autour du répertoire africain et du balais traditionel.


Portrait de Princia Itoua

Atelier pictural participatif

L’artiste Princia ITOUA vous invite à créer avec lui une fresque participative à partir de l’un de ses écrits. Un texte imaginé pour l’occasion, dont il nous fera la primeur. Collages papiers, tissus wax, peinture et pochoirs vous permettrons de questionner avec l’artiste ce que c’est que de construire ensemble aujourd’hui. Cette œuvre collective sera ensuite exposée sur le site du festival. Nombre de places limité à 12 participants, à vos inscriptions !


À travers une pratique pluridisciplinaire, Princia Itoua travaille des axes de recherches au long cours. L’écriture d’une histoire est toujours la base de ses œuvres. Le texte, la typographie, le signe y trouvent une place importante. Des récits par lesquels il explore la figure de l’étranger, les notions d’immigration, d’intégration, de langue et d’identités.


Training “Jump Mind”

JUMP MIND est un concept créé par Agathe Djokam Tamo, alliant sa technique Djibi-Badjep et la danse, de manière introspective depuis quelques temps. Le but de cette approche, entre sport et mental, est d’aller au-delà du physique afin d’aboutir au souffle de notre pensée, de notre volonté à nous surpasser sans abandonner. Il faut le ressentir et le vivre sans trop réfléchir.


Agathe Djokam Tamo est diplômée en danse traditionnelle et contemporaine d’Afrique à l’Ecole des Sables fondée par Germaine Acogny au Sénégal. Elle a aussi été à la direction artistique du secteur danse au Douala Hip Hop Festival 2018 (Cameroun). Récemment, en mai 2019, Agathe Djokam a gagné l’Acogny d’Argent lors du concours Africa Simply The Best aux côtés de Zora Snake. Elle participe à la transmission de son art en créant les Actes’liés, un programme d’ateliers gratuits qui initient à la danse, par le biais de la photographie, de séances de motivation et de lecture.


Les enfants d'Amazi

« Pourquoi notre jeunesse ne se met- elle pas plus souvent en colère ? »
La Libre Belgique

Dans la région des Grands Lacs, la rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre : En une seule nuit noire et sombre, tous les lacs se sont vidés, les fleuves et les rivières ne coulent plus. Que s’est-il donc passé ? Pourquoi l’eau a-t-elle déserté la terre et les forêts ? Les arbres ne donnent plus de fruits, les champs plus de sorgho ni de blé… la moindre étincelle serait capable de tout détruire et de mettre en feu la terre entière. Comment rendre à ce pays la vie harmonieuse qu’il connaissait auparavant ? Ensemble, c’est ce que nous allons tenter de découvrir…

Ce spectacle tout public à partir de 6 ans, est le fruit du projet SMALL CITIZENS, une aventure de deux années d’échanges culturels et de renforcement des capacités, auprès d’une vingtaine d’artistes, dans les domaines de la scénographie, l’écriture, la mise en scène, le jeu et la production.

Les artistes qui ont participé à l’aventure sont issus du Burundi, République Démocratique du Congo, Rwanda, Kenya et ont été encadrés par une équipe provenant de la scène conventionnée Les Bambous, du Théâtre du Papyrus, de Full-Fun et d’Ishyo Arts Centre.