Murs-murs

« Tu peux les laisser te regarder, mais ne pas les laisser confondre les yeux et les mains. Apprends-leur plutôt à voir à quoi ressemble une femme. Ils n’en ont peut-être jamais vue auparavant.»

Comme des tissus qui déteindraient les uns sur les autres, les femmes reçoivent et donnent en héritage une constellation de règles tacites et de systèmes de pensée qui leur interdisent ou déconseillent certains comportements. Depuis ce lieu très particulier qu’est l’hôpital psychiatrique, Murs-murs pose la question de la norme entre deux femmes à qui la société rwandaise a attribué une place, plus petite que celle que l’on donne aux hommes, plus silencieuse, plus endurante aussi.

Dans Murs-murs, il est question de transmission, de ce que silencieusement et implicitement, les grands-mères ont transmis aux mères qui l’ont donné à leur tour aux filles. La pièce se propose de penser cet héritage du point de vue actuel, de considérer ce qu’il peut avoir d’aliénant et d’imaginer des possibles vies pour les femmes de demain. Entre elles, il n’est pas question de qui a tort ou raison mais bien d’arriver à se reconnaître parfois dans l’autre, dans ce qu’elle a de puissant et de fragile, dans ce qu’elle a d’humain, il s’agit de trouver un miroir en l’autre pour se voir telles qu’elles sont.


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

RENCONTRE PROFESSIONNELLE / « De la région des Grands Lacs au Grand Est : enjeux & perspectives de la création théâtrale »
VEN 02 JUILLET 10h30-12h30 – Discussion  « échange d’expériences »
Avec Carole Karemera de l’Ishyo Arts Centre, Rwanda & Jimmy Berthé, Institut Français – Coopération culturelle africaine et caribéenne (sous réserve)


Cathédrale sonore

« La mémoire du génocide est paradoxale: plus le temps passe, moins on oublie « 
Boubacar Boris Diop

La cathédrale sonore est une installation artistique multidisciplinaire explorant la mémoire sonore et l’histoire du Rwanda au travers de différents temps qui sont le passé, le futur et le présent. Cette construction mobile, conçu e pour voyager sur les collines du Rwanda, accueille de 20 à 25 personnes à la fois pour un voyage de 15 minutes à 60 minutes à travers des compositions musicales originales créées par trois générations de chanteurs, d’écrivains et de poètes rwandais. Cette composition est mêlée à de réels souvenirs de Rwandais collectés via la ligne téléphonique gratuite de «Arts & Memory», créée à cet effet, invitant des milliers de Rwandais à appeler, à partager et enregistrer sur une messagerie un seul souvenir d’une personne (ami, membre de la famille, voisin, etc.) mort pendant le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda.
Une œuvre profondément théâtrale puisqu’elle convie les voix et les fantômes du passé



Murs-murs

« Tu peux les laisser te regarder, mais ne pas les laisser confondre les yeux et les mains. Apprends-leur plutôt à voir à quoi ressemble une femme. Ils n’en ont peut-être jamais vue auparavant.»

Comme des tissus qui déteindraient les uns sur les autres, les femmes reçoivent et donnent en héritage une constellation de règles tacites et de systèmes de pensée qui leur interdisent ou déconseillent certains comportements. Depuis ce lieu très particulier qu’est l’hôpital psychiatrique, Murs-murs pose la question de la norme entre deux femmes à qui la société rwandaise a attribué une place, plus petite que celle que l’on donne aux hommes, plus silencieuse, plus endurante aussi.

Dans Murs-murs, il est question de transmission, de ce que silencieusement et implicitement, les grands-mères ont transmis aux mères qui l’ont donné à leur tour aux filles. La pièce se propose de penser cet héritage du point de vue actuel, de considérer ce qu’il peut avoir d’aliénant et d’imaginer des possibles vies pour les femmes de demain. Entre elles, il n’est pas question de qui a tort ou raison mais bien d’arriver à se reconnaître parfois dans l’autre, dans ce qu’elle a de puissant et de fragile, dans ce qu’elle a d’humain, il s’agit de trouver un miroir en l’autre pour se voir telles qu’elles sont.


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

RENCONTRE PROFESSIONNELLE / « De la région des Grands Lacs au Grand Est : enjeux & perspectives de la création théâtrale »
VEN 02 JUILLET 10h30-12h30 – Discussion  « échange d’expériences »
Avec Carole Karemera de l’Ishyo Arts Centre, Rwanda & Jimmy Berthé, Institut Français – Coopération culturelle africaine et caribéenne (sous réserve)


Exposition | Oumou Traoré "Niakouni"

Par le prisme de la culture traditionnelle malienne ou celui d’une jeunesse ouverte au monde, la photographe Oumou Traoré trouve dans ce médium un moyen d’expression et d’affirmation qui fait d’elle l’une des figures montantes de la photographie au Mali.  Nakouni est une série de photos évoquant une initiation de jeunes filles dans le Bèlèdougou. “Niakouni est une cérémonie traditionnelle qui qui se fait chaque année dans le Bèlèdougou depuis des années. Elle consiste à initier les jeunes filles aux secrets de la femme dans notre société.

Dans le hall de l’Espace  Koltès – Metz .



A qui le tour ?

« Votre départ, ma douleur, cette renaissance »

A qui le tour ? est une pièce chorégraphique qui questionne le corps et l’esprit de chaque individu face à la perte d’un être cher. Dans cette performance dédiée à son père et à sa sœur disparus, la chorégraphe et danseuse tente de partager sa douleur mais aussi de nous confronter à nos propres angoisses. La danse est enrichie de texte, de musique et de quelques éléments simples tels que la cendre de bois qui suffisent à invoquer le passé. Faisant du deuil une expérience avant tout corporelle, Agathe Djokam Tamo nous parle d’un sujet universel.

Un solo qui concile trois scènes On the shock, qui explore un état de choc et de colère, Remember, qui explore l’état du corps face aux souvenirs d’êtes qui ne vivent plus et On Depress, qui explore le corps dans un état de dépression, d’acceptation et de renaissance ?


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

  • TRAINING « JUMP MIND » / VEN 02 JUILLET 09H30 + SAM 03 JUILLET 14H
    avec Agathe Djokam
  • RENCONTRE PROFESSIONNELLE : « De la région des Grands Lacs au Grand Est : enjeux et perspectives de la création théâtrale »
    Discussion « échange d’expériences » / VEN 02 JUILLET 14H30
    avec Agathe Djokam Tamo


Projections | Boda Boda Lounge 2020

Le terme Boda Boda est une adaptation du mot frontière ( border en anglais) et fait allusion à un mouvement transfrontalier, suggérant la mobilité physique à travers des lignes qui représentent universellement la divisi on des espaces.

Le festival Boda Boda Lounge, organisé par le centre d’art Waza, Lumbumbashi et Visual Arts Network of South Africa, est fondé sur la conviction que l’art vidéo peut créer des échanges significatifs entre différents contextes en Afrique qui permettent à la fois de transcender les frontières physiques et de créer une atmosphère intime pour l’introspection et la contemplation.



Sahra Halgan Band

Sahra Halgan est une artiste iconique du Somaliland, pays indépendant depuis 1991 mais non reconnu par la communauté internationale, ancien protectorat britannique du nord de la Somalie. Après plus de 20 ans d’exil suite à la guerre dans son pays dans les années 80, elle fonde le Sahra Halgan Band au début des années 2010.

La chaleur transperçante de la voix de Sahra transcende grooves imparables et riffs hypnotiques. S’adressant autant au dance floor qu’aux consciences, son répertoire se constitue de compositions originales, morceaux traditionnels, et chansons issues de l’âge d’or des scènes somaliennes.



Le chef est chef, même en caleçon

« Je viens d’un pays imaginaire, la Réfugie. Ce n’est pas de la poésie. Il est marqué sur ma carte de séjour que je suis de nationalité Réfugié»

Dominique Bela est migrant. Cette identité subie lui colle à la peau, où qu’il soit. Alors au lieu de la rejeter, il a décidé de l’absorber et de l’ennoblir. Dominique est aussi bruxellois, camerounais, journaliste télé et comédien. Le verbe piquant, il embarque le spectateur dans son parcours, empreint de désenchantements et de conflits d’identité, celui qui l’a amené à en rire aujourd’hui, devant une salle de théâtre.

Le Chef est chef, même en caleçon est l’histoire d’un voyage. Comment « j’ai fait pour me retrouver à faire du théâtre ? » Dominique Bela fuit le Cameroun à cause de ses activités journalistiques. Des arrestations par la police, aux menaces de mort en passant par une condamnation ferme à la prison jusqu’à la scène. Le chef est chef nous raconte ce chemin.

Le texte questionne la liberté d’expression et les contradictions du vieux continent. Comment l’Europe, qui sert de modèle à beaucoup d’autres parties du monde, l’Europe qu’on enseigne dans les livres d’histoire, celle dont tout Africain de Yaoundé à Dakar, de Cape Town à Tombouctou rêve de fouler des pieds, cette Europe dont on dit qu’il suffit de se courber pour ramasser l’argent… peut-elle traiter des humains de cette façon ?



Congo Jazz Band

« Faire entendre ce tumulte, la grande rumeur de ces voix qui dessinent la géographie et l’histoire intimes du Congo »

Congo Jazz Band est une pièce qui s’ouvre par le retour d’un voyage mouvementé à Kinshasa d’une troupe de musiciens. À leur retour, les musiciens doivent raconter, à un de leur collègue qui n’avait pu être du voyage, leur séjour mais aussi l’histoire du Congo qu’ils viennent de découvrir. Tout en évoquant l’histoire tragique du pays depuis son acquisition par le roi des Belges jusqu’à l’assassinat de Lumumba, les musiciens font voyager en même temps dans la mémoire musicale du pays. Au Congo, la musique est aussi importante que le football au Brésil. Les chansons de Kabasele, auteur du mythique Cha Cha Cha l’indépendance, de Franco ou de Papa Wemba feront partie de ce voyage. Congo Jazz Band ne vise pas à être un cours d’histoire, au contraire, la pièce sera une traversée en musique, un conte contemporain, tragique et drôle aussi, qui permettra au public d’embarquer pour le Congo, et de découvrir sur place, c’est-à-dire, au théâtre, comment et pourquoi ce pays si béni par les dieux est tombé à ce point aux mains des diables.


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

  • RENCONTRE PROFESSIONNELLE : « De la région des Grands Lacs au Grand Est : enjeux et perspectives de la création théâtrale »
    Discussion « échange d’expériences » / VEN 02 JUILLET 14H30
    avec Abdon Fortuné Koumbha


Mini Ouenzé

Ayant grandi à Congo-Brazzaville, un pays secoué par la guerre, les textes de Alvie Bitemo chantés en lingala, lari, et parfois en français, sont irrémédiablement marqués par cette expérience de la violence humaine. Des mots portés par une musique de Benoist Esté Bouvot qui par un style plus pop rock aux nuances jazzy, emmène les chansons du folklore personnel d’Alvie sur un autre plan musical. La profondeur des textes, le timbre grave de la voix, et l’implication totale du duo porte le répertoire au-delà d’une musique simplement festive, tout en évitant les limitations d’une musique juste politique.