Les enfants d'Amazi

« Pourquoi notre jeunesse ne se met- elle pas plus souvent en colère ? »
La Libre Belgique

Dans la région des Grands Lacs, la rumeur s’est répandue comme une trainée de poudre : En une seule nuit noire et sombre, tous les lacs se sont vidés, les fleuves et les rivières ne coulent plus. Que s’est-il donc passé ? Pourquoi l’eau a-t-elle déserté la terre et les forêts ? Les arbres ne donnent plus de fruits, les champs plus de sorgho ni de blé… la moindre étincelle serait capable de tout détruire et de mettre en feu la terre entière. Comment rendre à ce pays la vie harmonieuse qu’il connaissait auparavant ? Ensemble, c’est ce que nous allons tenter de découvrir…

Ce spectacle tout public à partir de 6 ans, est le fruit du projet SMALL CITIZENS, une aventure de deux années d’échanges culturels et de renforcement des capacités, auprès d’une vingtaine d’artistes, dans les domaines de la scénographie, l’écriture, la mise en scène, le jeu et la production.

Les artistes qui ont participé à l’aventure sont issus du Burundi, République Démocratique du Congo, Rwanda, Kenya et ont été encadrés par une équipe provenant de la scène conventionnée Les Bambous, du Théâtre du Papyrus, de Full-Fun et d’Ishyo Arts Centre.



Projection film plein-air "ON A LE TEMPS POUR NOUS"

ON A LE TEMPS POUR NOUS

Documentaire politico-musical de Katy Lena Ndiaye (Sénégal, Belgique, Burkina Faso 2018 1h05mn) Ouagadougou, octobre 2014 : le peuple burkinabé marche sur le Parlement. Hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, barrent la route à Blaise Compaoré qui projette de modifier la Constitution pour se maintenir à la tête du pays. Et l’incroyable se produit : les Burkinabés déposent pacifiquement celui qui se voyait président à vie. Le « Balai Citoyen », un groupe de jeunes déterminés qui a grandement contribué à la révolte populaire est emmené par Serge Bambara, dit Smockey, un rappeur qui électrise les foules en concert.


Elle est une enfant de mai 1968, et a longtemps traîné ses guêtres, sur les pavés de Paris et sa banlieue, avant d’aller vivre à Bruxelles; mais n’a jamais oublié qu’elle est née, sous le ciel sénégalais. L’Afrique : ce continent, si proche et si présent, sur lequel on porte un regard trop souvent figé. En 2001, il est temps pour Katy Léna Ndiaye, journaliste de formation, de marquer le cinéma, de son empreinte, sur les traces de quatre femmes : Anétina, Aneba Ayouéré et Anouga, au Burkina Faso. La présentatrice du magazine, « Reflet sud » (RTBF, TV5 monde), se voit en chacune de ces femmes, dont elle dresse le portrait, sans concessions.


We Call It Love

« S’il faut vivre avec des gens qui, il y a 15 ou 20 ans, ont été auteurs de crimes et d’assassinats qui vous ont touché dans votre chair, comment se réarticule la relation ? ».

Felwine Sarr explore la question en s’inspirant d’une histoire vraie, celle d’une femme qui, au lendemain du génocide rwandais, se retrouve seule avec ce trop-plein d’amour qu’elle avait pour les siens, et décide de le donner à celui qui, à ses yeux, en a le plus besoin : le bourreau de son fils.

We call it love, est une pièce intime qui invite le spectateur à ressentir de l’intérieur la difficulté de survivre à un génocide, de continuer à vivre malgré tout et l’invite à rentrer à l’intérieur de lui-même et à se poser la question de la responsabilité individuelle, de la compassion et de la vigilance face à tout ce qui nous entoure. Et plus important encore : que reste-t-il de notre part d’humanité après cela…
Cette pièce a été créée à partir de recherches documentaires et d’interviews réalisées par Carole Karemera dans le cadre du projet « Arts & Memory » sur le thème de la mémoire des génocides et de la transmission de cette mémoire aux futures générations.


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

RENCONTRE PARTAGE / MER 30 JUIN 18H
Avec Felwine Sarr écrivain et universitaire sénégalais, auteur de We call it love
Carole Karemera artiste rwando-belge, directrice de l’Ishyo Arts Centre


Rencontres professionnelles

Cette rencontre professionnelle ouvre le dialogue aux échanges d’expériences transcontinentales. Chacun est acteur de terrain, et a su créer des ponts en développant des projets novateurs et fédérateurs dans son pays d’origine tout en gardant un lien fort avec l’Europe tout en affirmant, une fois encore, l’autonomie de l’Afrique et son effervescence. A travers la représentation d’expériences en Afrique centrale et des dispositifs de soutien aux artistes, échanges sur l’évolution des pratiques de coproductions transcontinentales. Des expériences variées mais qui ont pour point commun une capacité d’adaptation et une détermination intacte malgré un contexte pouvant parfois être parfois complexe. Une rencontre entre artistes du continent africain et de la région du grand-est, un dialogue transcontinental qui n’attend que vous !

Tables rondes « échange d’expériences »
11h -12h30 / Avec Carole Karemera de l’Ishyo Arts Centre, comédienne dans Murs-Murs
& Jimmy Berthé, Institut Français – Coopération culturelle africaine et caribéenne

Repas-partagé


Tables rondes « échange d’expériences »

14h30-17h / Avec David Minor Ilunga, auteur congolais, comédien dans We call it love,
Abdon Fortuné Koumbha, metteur en scène congolais, comédien dans Congo Jazz Band
& Agathe Djokam, danseuse et chorégraphe camerounaise de A qui le Tour ?


Abdon Fortuné Koumbha est un artiste pluriel : conteur, comédien, metteur en scène et formateur. Il est co-fondateur du festival Mantsina sur scène à Brazzaville en 2003, fondateur et directeur de l’Espace Tiné au Congo Brazzaville depuis 2003. Il a dirigé le festival RIAPL à Brazzaville et à Dolisie de 2005 à 2017 et est directeur artistique du festival Dol’En Scène depuis 2018. De 2012 à 2018, il est expert artistique en Afrique centrale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), à la Commission internationale du théâtre francophone (CITF).

Agathe Djokam Tamo est diplômée en danse traditionnelle et contemporaine d’Afrique à l’Ecole des Sables fondée par Germaine Acogny au Sénégal. Elle a aussi été à la direction artistique du secteur danse au Douala Hip Hop Festival 2018 (Cameroun). Récemment, en mai 2019, Agathe Djokam a gagné l’Acogny d’Argent lors du concours Africa Simply The Best aux côtés de Zora Snake. Elle participe à la transmission de son art en créant les Actes’liés, un programme d’ateliers gratuits qui initient à la danse, par le biais de la photographie, de séances de motivation et de lecture.

Jimmy Berthé est chargé de mission à l’Institut Français et ajoint au maire de Paris Centre. Diplômé d’un master en droit, il est également présidentde l’association M’Paname depuis l’association M’PANAM ayant pour but de favoriser les relations Nord-Sud et de créer un réseau de solidarité dans le troisième arrondissement de Paris.

Auteur et comédien né à Kinshasa (RDC), le théâtre lui tombe dessus alors qu’il est encore adolescent. Depuis, il navigue entre les planches et la plume. Il bénéficie souvent de résidences d’écriture en Afrique comme en Europe et participe à des événements artistiques et scientifiques d’envergure tels que le festival « Ça se passe à Kin » de Kinshasa, les « Ateliers de la Pensée » à Dakar et «Les Récréâtrales » à Ouagadougou où il a intégré un laboratoire de recherche théâtrale de 3 ans (Le Laboratoire Elan).


We Call It Love

« S’il faut vivre avec des gens qui, il y a 15 ou 20 ans, ont été auteurs de crimes et d’assassinats qui vous ont touché dans votre chair, comment se réarticule la relation ? ».

Felwine Sarr explore la question en s’inspirant d’une histoire vraie, celle d’une femme qui, au lendemain du génocide rwandais, se retrouve seule avec ce trop-plein d’amour qu’elle avait pour les siens, et décide de le donner à celui qui, à ses yeux, en a le plus besoin : le bourreau de son fils.

We call it love, est une pièce intime qui invite le spectateur à ressentir de l’intérieur la difficulté de survivre à un génocide, de continuer à vivre malgré tout et l’invite à rentrer à l’intérieur de lui-même et à se poser la question de la responsabilité individuelle, de la compassion et de la vigilance face à tout ce qui nous entoure. Et plus important encore : que reste-t-il de notre part d’humanité après cela…
Cette pièce a été créée à partir de recherches documentaires et d’interviews réalisées par Carole Karemera dans le cadre du projet « Arts & Memory » sur le thème de la mémoire des génocides et de la transmission de cette mémoire aux futures générations.


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

RENCONTRE PARTAGE / MER 30 JUIN 18H
Avec Felwine Sarr écrivain et universitaire sénégalais, auteur de We call it love
Carole Karemera artiste rwando-belge, directrice de l’Ishyo Arts Centre


Cathédrale sonore

« La mémoire du génocide est paradoxale: plus le temps passe, moins on oublie « 
Boubacar Boris Diop

La cathédrale sonore est une installation artistique multidisciplinaire explorant la mémoire sonore et l’histoire du Rwanda au travers de différents temps qui sont le passé, le futur et le présent. Cette construction mobile, conçu e pour voyager sur les collines du Rwanda, accueille de 20 à 25 personnes à la fois pour un voyage de 15 minutes à 60 minutes à travers des compositions musicales originales créées par trois générations de chanteurs, d’écrivains et de poètes rwandais. Cette composition est mêlée à de réels souvenirs de Rwandais collectés via la ligne téléphonique gratuite de «Arts & Memory», créée à cet effet, invitant des milliers de Rwandais à appeler, à partager et enregistrer sur une messagerie un seul souvenir d’une personne (ami, membre de la famille, voisin, etc.) mort pendant le génocide de 1994 contre les Tutsis au Rwanda.
Une œuvre profondément théâtrale puisqu’elle convie les voix et les fantômes du passé



Murs-murs

« Tu peux les laisser te regarder, mais ne pas les laisser confondre les yeux et les mains. Apprends-leur plutôt à voir à quoi ressemble une femme. Ils n’en ont peut-être jamais vue auparavant.»

Comme des tissus qui déteindraient les uns sur les autres, les femmes reçoivent et donnent en héritage une constellation de règles tacites et de systèmes de pensée qui leur interdisent ou déconseillent certains comportements. Depuis ce lieu très particulier qu’est l’hôpital psychiatrique, Murs-murs pose la question de la norme entre deux femmes à qui la société rwandaise a attribué une place, plus petite que celle que l’on donne aux hommes, plus silencieuse, plus endurante aussi.

Dans Murs-murs, il est question de transmission, de ce que silencieusement et implicitement, les grands-mères ont transmis aux mères qui l’ont donné à leur tour aux filles. La pièce se propose de penser cet héritage du point de vue actuel, de considérer ce qu’il peut avoir d’aliénant et d’imaginer des possibles vies pour les femmes de demain. Entre elles, il n’est pas question de qui a tort ou raison mais bien d’arriver à se reconnaître parfois dans l’autre, dans ce qu’elle a de puissant et de fragile, dans ce qu’elle a d’humain, il s’agit de trouver un miroir en l’autre pour se voir telles qu’elles sont.


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

RENCONTRE PROFESSIONNELLE / « De la région des Grands Lacs au Grand Est : enjeux & perspectives de la création théâtrale »
VEN 02 JUILLET 10h30-12h30 – Discussion  « échange d’expériences »
Avec Carole Karemera de l’Ishyo Arts Centre, Rwanda & Jimmy Berthé, Institut Français – Coopération culturelle africaine et caribéenne (sous réserve)


Exposition | Oumou Traoré "Niakouni"

Par le prisme de la culture traditionnelle malienne ou celui d’une jeunesse ouverte au monde, la photographe Oumou Traoré trouve dans ce médium un moyen d’expression et d’affirmation qui fait d’elle l’une des figures montantes de la photographie au Mali.  Nakouni est une série de photos évoquant une initiation de jeunes filles dans le Bèlèdougou. “Niakouni est une cérémonie traditionnelle qui qui se fait chaque année dans le Bèlèdougou depuis des années. Elle consiste à initier les jeunes filles aux secrets de la femme dans notre société.

Dans le hall de l’Espace  Koltès – Metz .



Murs-murs

« Tu peux les laisser te regarder, mais ne pas les laisser confondre les yeux et les mains. Apprends-leur plutôt à voir à quoi ressemble une femme. Ils n’en ont peut-être jamais vue auparavant.»

Comme des tissus qui déteindraient les uns sur les autres, les femmes reçoivent et donnent en héritage une constellation de règles tacites et de systèmes de pensée qui leur interdisent ou déconseillent certains comportements. Depuis ce lieu très particulier qu’est l’hôpital psychiatrique, Murs-murs pose la question de la norme entre deux femmes à qui la société rwandaise a attribué une place, plus petite que celle que l’on donne aux hommes, plus silencieuse, plus endurante aussi.

Dans Murs-murs, il est question de transmission, de ce que silencieusement et implicitement, les grands-mères ont transmis aux mères qui l’ont donné à leur tour aux filles. La pièce se propose de penser cet héritage du point de vue actuel, de considérer ce qu’il peut avoir d’aliénant et d’imaginer des possibles vies pour les femmes de demain. Entre elles, il n’est pas question de qui a tort ou raison mais bien d’arriver à se reconnaître parfois dans l’autre, dans ce qu’elle a de puissant et de fragile, dans ce qu’elle a d’humain, il s’agit de trouver un miroir en l’autre pour se voir telles qu’elles sont.


A NE PAS MANQUER AUTOUR DU SPECTACLE

RENCONTRE PROFESSIONNELLE / « De la région des Grands Lacs au Grand Est : enjeux & perspectives de la création théâtrale »
VEN 02 JUILLET 10h30-12h30 – Discussion  « échange d’expériences »
Avec Carole Karemera de l’Ishyo Arts Centre, Rwanda & Jimmy Berthé, Institut Français – Coopération culturelle africaine et caribéenne (sous réserve)


Projections | Boda Boda Lounge 2020

Le terme Boda Boda est une adaptation du mot frontière ( border en anglais) et fait allusion à un mouvement transfrontalier, suggérant la mobilité physique à travers des lignes qui représentent universellement la divisi on des espaces.

Le festival Boda Boda Lounge, organisé par le centre d’art Waza, Lumbumbashi et Visual Arts Network of South Africa, est fondé sur la conviction que l’art vidéo peut créer des échanges significatifs entre différents contextes en Afrique qui permettent à la fois de transcender les frontières physiques et de créer une atmosphère intime pour l’introspection et la contemplation.