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Nicolas Givran / Daniel Keene

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Daniel Keene

Daniel Keene, né en 1955 à Melbourne, a d’abord été comédien et metteur en scène. Il devient dramaturge à partir de 1979. Ses pièces ont du succès et rapidement, il acquiert une notoriété internationale que consacrent des prix littéraires et dramatiques. Il devient Chevalier des Arts et des Lettres en 2016. Le public français le découvre avec Une heure avant la mort de mon frère en 1995 au Théâtre du Vieux-Colombier. De nombreuses autres mises en scène suivront telles que Silence Complice en 1999 par Jacques Nichet ou La pluie en 2001 par Alexandre Haslé. En 2002 seront mises en scène Terre Natale par Laurent Gutmann, Terminus par Laurent Laffargue, La marche de l’architecte par Renaud Cojo. Suivront Moitié-moitié par Laurent Hatat en 2003, Ce qui demeure par Maurice Bénichou et Avis aux intéressés par Didier Bezace en 2004, Cinq hommes par Robert Bouvier en 2008 et Ciseaux, papier, cailloux par Daniel Jeanneteau en 2010. Deux de ses pièces ont été adaptées en courts-métrages : Avis aux intéressés par Cédric Romain2 et Marion3 adapté de Porteuses de lumière par Nathalie et Raphaël Holt. Sa première pièce pour le jeune public, L’Apprenti (2009) est récompensé par le prix « Théâtre en pages », prix de la littérature jeunesse du Conseil général de la Haute-Garonne et du Théâtre national de Toulouse. Il reçoit le prix « Théâtre à la Page » à Grenoble en 2014.
En 2016, Daniel Keene est nommé au grade de Chevalier des Arts et des Lettres. Son œuvre, publiée pour l’essentiel aux Editions Théâtrales, est traduite et représentée en France et sur l’ensemble des territoires francophones par Séverine Magois.

Nicolas Givran

Né en 1977 en banlieue parisienne d’une mère Franco-Malgache et d’un père Réunionnais, j’ai souhaité une fois adulte, aller à la rencontre des cultures de mes parents. Et j’ai donc pris en 1998, un aller simple pour l’île de la Réunion. Cette même année, j’y ai fait une rencontre non-préméditée avec une équipe artistique locale : Cyclones Production. La transposition de la langue créole et l’engagement citoyen de la compagnie ont fait écho à mes propres questionnements identitaires et idéologiques.

Et, après une formation de comédien au sein de la compagnie, j’ai été distribué dans la quasi-totalité des créations de Cyclones, et ce pendant une quinzaine d’années. En 2009, je mets en scène et interprète DIS OUI, un « théâtre-concert » avec le musicien Sami Pageaux (fils de Daniel Waro) d’après un monologue de Daniel Keene. Fort de cette expérience pluridisciplinaire, j’intègre en 2012 la toute première création de la compagnie Morphose en tant qu’interprète/danseur, puis mets en scène un concert théâtralisé du groupe de musique Grèn Sémé. Mon orientation artistique ne cesse depuis d’intégrer cette croisée des disciplines, à l’image de ma collaboration avec la plasticienne Myriam Omar Awadi, avec qui j’ai créé en 2014 une installation performative pour un spectateur intitulée La Chambre (il va mourir le chien).

Dans cette même volonté d’une implication pluridisciplinaire, j’intègre en 2012 le groupe de musique Tricodpo en tant que musicien-perfomeur. En 2015, répondant à une commande des TÉAT Champ Fleuri | TÉAT plein air, je crée le spectacle L’île, d’après la pièce Tout le ciel au-dessus de la terre d’Angélica Liddell. Particulièrement intéressé par la transmission et l’éducation artistique, je vais dès 2000 encadrer des ateliers en milieu scolaire, puis par la suite, accompagner le cheminement artistique de compagnies amateurs, et plus récemment, diriger des stages pour les étudiants d’art dramatique du conservatoire à rayonnement régional.


Dis oui